Natchatiramîne

Aider les enfants du monde à grandir dignement

Annie Gasse, présidente de Natchatiramîne, en compagnie de la présidente d’ASC Galane Peyre (à gauche) et d’une des chargées de communication d’ASC Marie Charnacé (à droite).

Depuis 2003, Natchatiramîne (qui veut dire “étoile de mer” en Tamoul) s’engage pour offrir un avenir meilleur aux enfants défavorisés dans le respect de leurs droits.  ASC est devenu l’un de leur partenaires en 2016. Afin de poursuivre la réalisation de tous ses projets, l’association humanitaire veut renforcer ses partenariats en 2020, en particulier avec les étudiants d’ASC.

Natchatiramîne est née d’un voyage en Inde de sa présidente de ses rencontres et découvertes. Sur place, plusieurs femmes indiennes étaient déjà quotidiennement engagées auprès d’enfants de la caste des « Intouchables » afin de leur permettre d’accéder un jour aux mêmes opportunités salariales que les enfants des autres castes, et ce grâce à une éducation de qualité. C’est grâce à elles, en partie, que sont apparus les projets pour lesquels Natchatiramîne œuvre depuis maintenant 17 ans.

Ces enfants issus de la caste des dalits (« Intouchables ») sont souvent orphelins et ne peuvent accéder à une éducation stable et de qualité, faute de moyens financiers leur permettant de se rendre en classe, ou même de s’acheter le matériel nécessaire ou tout simplement de la nourriture. L’idée qui a émergé au sein de Natchatiramîne fut alors de “créer un lien humain entre un particulier français et un enfant” afin de lui permettre de suivre sa scolarité dans des conditions de vie décentes. 

En 2019, l’association a plus de 140 parrains et marraines différents en Inde et à Madagascar.  L’une des devises de l’association étant de s’adapter à toutes les situations, et de ne pas être figée dans ses missions, Natchatiramîne intervient donc sur l’île malgache depuis 2012. Plus de 240 enfants sont aujourd’hui parrainés grâce au travail remarquable des membres et des partenaires de l’association. Mais bien plus que ça, Annie Gasse rajoute avec un sourire plein d’émotion, que “tous les enfants du monde qui ne vont pas bien sont nos filleuls”. Le principal objectif est de les aider à s’épanouir dans une vie adulte apaisée. 

Le projet soutenu par l’ASC 

Depuis 4 ans, ASC s’est engagée à verser 2.000€ par an à Natchatiramîne, dans le but de parrainer trois jeunes femmes, souvent orphelines de la caste des “Intouchables” en finançant leurs études supérieures jusqu’à la fin de leur cursus scolaire. 

Chaque année, un projet est donc créé par l’ASC pour apporter ce besoin financier aux jeunes dans le besoin. Le dernier en date fut le projet “Le regard de Maliha” réalisé au début de l’année 2019.

Les parrainages de nos actions sont réservés à nos filleules de Tranquebar jusqu’ici et de Koothavakkam bientôt. Tranquebar est un village de pêcheurs au départ sans université, où les filles sont obligées de partir loin pour poursuivre leurs études.  Le risque encouru par elles soit dans les bus, soit dans leur lieu d’habitation près des universités (agressions, viols etc..) fait que leur famille refuse qu’elles fassent des études.. Natchatiramîne a alors commencé à soutenir le projet des soeurs salesiennes (petites sœurs des pauvres) sur place : la création d’un “teacher training institut”, réservé aux femmes. 

En 2019, les trois jeunes femmes parrainées par ASC ont obtenu leur diplôme et sont maintenant professeures des écoles. Il s’agit de : Sumathi, Mathumita et Sandhya Félicitations à elles !

Pour 2019-2020, de nouveaux filleuls  et une ancienne: 

  • Santhya B.A (Bachelor of Arts – English) professeure des écoles, elle a souhaité poursuicre avec une licence d’anglais
  • V.Vinothini (MSC Chemistry 2nd years)
  • E.Vijaylakshmi (BBA 3eme année)
  • M. Narmadha (BSC Chemistry 3ème année)
  • S. Hemamathi (BA of commerce, 1st year)

Les projets de Natchatiramîne en Inde 

Zoom sur les parrainages 

Voici les chiffres de cette année en matière de parrainage : il y a 65 enfants parrainés sur Koothavakkam, dont 5 nouveaux filleuls qui débutent l’aventure avec Natchatiramîne. Sur Poondi, on compte 5 filleuls seulement , dont une jeune fille qui vient de finir ses études et est en recherche d’emploi. Sur Tranquebar, le troisième village d’actions, six  filleuls (3 en primaire et 3 en secondaire) sont également recensés cette année. C’est à Tranquebar  et à Koothavakkamp que se trouvent les filleules d’ASC. 

Consciente du lien indispensable entre enseignants et apprenants, et consciente de l’importance d’une stabilité dans l’environnement des filleuls, Natchatiramine participe aussi au bon fonctionnement des écoles indiennes, en mettant en place des projets de construction, de rénovation ou même en finançant le salaire des professeurs ou des cours de soutien. 

Projet ARYA 

Le projet Arya est né de la rencontre entre un groupe d’amies, devenues marraines, et d’étudiantes en master de psychologie agissant en partenariat avec des membres de l’association Psychaid. Le but principal de cette mission était de proposer aux populations une formation sur le risque suicidaire : en effet, les adolescents en Inde sont énormément touchés par ce fléau, la crise suicidaire. 37% des femmes qui se suicident dans le monde sont indiennes. 

Grâce aux interventions de psychologues, spécialistes de la question du suicide ou non, et aux étudiantes en psychologie,  ainsi qu’a de jeunes indiens « grands «  filleuls ,des actions concrètes ont été mises en place : formations ouvertes à tous, débats, tables rondes… Les étudiantes  en Master 2 de psychologie clinique ont également créé un groupe d’aide sur WhatsApp, pour lutter contre l’isolement des jeunes. Certains adolescents étant en situation d’extrême pauvreté, ces étudiantes ont pris la décision de leur acheter des téléphones portables afin qu’ils puissent lutter ensemble contre l’isolement et se sentir plus libres de parler à cœur ouvert. En effet, dans leur culture, il est finalement plus facile de se confier à quelqu’un qui est loin plutôt qu’à la personne assise juste à côté de nous. Le lien ainsi créé peut perdurer dans le temps. En ce moment même, l’équipe du projet Arya travaille encore à le perfectionner.