Un voyage en Inde

Taina Dezael et Agnès Maury, étudiantes en deuxième année de Master de Psychologie clinique, vous racontent leur volontariat en Inde auprès de notre partenaire Natchatiramîne.

L’Inde, c’est l’authenticité frappante
L’Inde, c’est de la surprise à chaque coin de rue
L’Inde, c’était ma joie, mon âme criante,
L’Inde, c’est cet amour partagé et vécu
L’Inde, c’est le soleil dans leurs regards…
C’est tout ce qui m’est inconnu
Mais ce dans quoi, naturellement, mon cœur transformé, s’égare.

Taina Dezael

Raconter l’Inde. Quand Annie nous a demandé de vous dire quelques mots sur notre voyage, mille images me sont revenues en tête et je me suis interrogée sur la manière dont j’allais bien pouvoir les trier pour vous transmettre quelque chose de cette expérience hors du commun. Et hors du temps. Je me suis dit que les mots auraient du mal à raconter un voyage vécu à cœur ouvert. 

L’Inde, ça a été, pour moi, des émotions, d’abord. Et la sensation d’être portée par des inconnus qui ont fait preuve d’une bienveillance comme on n’en connait peu ici. Une générosité qui n’attend rien en retour. Mais ces émotions seraient bien difficiles à vous transmettre. Je vous conseille plutôt d’aller découvrir ce pays fantastique et rempli de paradoxes incroyables. Ce pays aux mille couleurs. 

Ce que je pourrais plutôt vous transmettre, ce sont les rencontres. Car l’Inde, ça a été beaucoup de partage, aussi. Et des échanges avec des personnes d’une culture bien éloignée de la notre, mais qui rappelle ce qu’il y a de plus magique dans la nature humaine, cette profonde humanité qui nous relie les uns aux autres. L’amour. 

L’Inde, ça a été du partage et de la joie, auprès d’enfants avec lesquels nous n’avions que peu de mots en commun. Mais justement, ça nous a permis de faire l’expérience de l’au-delà des mots, au-delà de la parole : qu’est-ce qu’il reste dans la relation quand on ne peut pas se comprendre à travers la langue ? Avec les filles, il y a eu la danse, le dessin. Avec les garçons le ballon, le volley et ce jeu du « tchapa » qui nous a donné l’impression d’entrer dans leur monde. Ces enfants nous on ouvert les portes de leur vie à travers le jeu. Ces enfants nous ont appelé « amis » alors même qu’on venait de l’autre bout du monde et qu’on ne se parlait pas énormément, qu’on avait une couleur de peau différente aussi. Il y a eu les photos, également, qui nous on réuni. Et l’envie de remplir ces moments de joie, l’envie de donner à ces journées passées ensemble un air de vacances. Un air d’exception. 

J’aimerais être capable de retranscrire combien ils sont venus, chacun, marquer ma vie par leur manière d’appréhender le monde et les événements. J’aimerais raconter comment l’air angélique d’Ambarasi, par exemple, me revient souvent en mémoire pour mettre de la légèreté dans mon quotidien, comment la bienveillance et l’humour de Harish sont pour moi un exemple de bonté, comment la vivacité d’Arshena et le sourire de Martins m’ont montré qu’appréhender le monde avec leur regard était la meilleur manière d’être heureux. J’aimerais savoir raconter aussi comment Barath m’a touché. Et tellement d’autres… Mais cet amour ne s’explique pas. Il se ressent. C’est leur présence entière et sans retenue qui me restera en tête. Et les mots sont tous trop faibles pour la retranscrire. Alors je préfère ne pas essayer et vous lire plutôt les derniers mots que j’ai écrit en Inde. Ceux qui ont clôturé mon voyage. 

J’étais à l’aéroport et je pensais à tout ce qui s’était passé pendant les trois semaines de séjour : 
Les étoiles d’Inde. C’est des bateaux qui s’alignent sur la ligne d’horizon et viennent remplacer les perles du ciel. C’est des pêcheurs qui partent en pleine nuit. Le ciel est chargé et noir, mais les étoiles d’Inde, c’est des anges éparpillés sur ta route et qui te guident sans rien attendre d’autre que la joie de t’avoir rencontré un moment. Ce sont des questions un peu basiques qui viennent témoigner d’un intérêt pour toi et ta culture. Les étoiles d’Inde, ce sont des rires. Et parfois du silence partagé. Les étoiles d’Inde c’est des sourires marqués sur des visages cachant des histoires souvent terribles. Ce sont des cœurs immenses, ouverts pour les autres alors qu’ils n’ont rien de plus que l’amour à offrir. C’est du bonheur fait d’un regard porté sur l’océan. 
Les étoiles d’Inde, c’est regarder le monde avec un cœur d’enfant. 
Et pour terminer, je dirais que cette équipe qu’on formait pour venir en aide à ses enfants ressemblait un peu à une famille rassemblée à l’autre bout du monde.

Agnès Maury

Comme vous le savez, ASC parraine tous les ans des enfants en Inde avec l’aide de notre partenaire Natchatiramîne. Cette année l’équipe lève des fonds pour venir en aide à cinq jeunes filles grâce à l’événement Parlez-moi des femmes.

Vous pouvez vous-même les aider en cliquant ici. Et pour participer à l’événement Parlez-moi des femmes:

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